Risque de liquidité

Le pôle risque de liquidité a pour objectif de conseiller nos clients dans la gestion et le pilotage du risque de funding de son activité :

  • la définition de la politique et gouvernance du risque de liquidité
  • la modélisation du risque de liquidité du portefeuille en situation de crise
  • la conception des modèles d’aide à la décision pour la composition et transformation du portefeuille des actifs liquides
  • l’identification, l’évaluation et le monitoring des facteurs de risque de liquidité
  • le reporting risque de liquidité : interne, externe et réglementaire

L’intérêt du marché pour le risque de liquidité est relativement nouveau suite à la proposition du comité de Bâle d’imposer des ratios de liquidité à court terme (LCR) et à longue terme (NSFR). L’introduction du LCR a été reportée d’une année, la phase de monitoring commence désormais à partir du 1er janvier 2014.

Au-delà des questions de la transformation du business model que cela impose aux établissements bancaires, la LCR, qui est un exercice ex-post, devrait entraîner des réflexions sur le pilotage du risque de liquidité d’une manière ex-ante au même titre que les autres risques.

En s’inspirent des autres risques un établissement pourra procéder à l’intégration du risque de liquidité dans le coût de la transaction et imposer des limites aux métiers en matière d’autorisation des financements par échéance et devise afin de piloter le taux de transformation de la banque.

Le contingency funding plan est alimenté à la fois par des exigences réglementaires et internes. Le choix de composition du portefeuille des actifs liquides devrait chercher l’optimum entre rentabilité, coût et liquidité.

Optimum du portefeuille des actifs liquides

L’horizon temps de l’évaluation du risque de crédit (estimation des pertes attendues et non-attendues) a été fixé à une année. Une durée considérée comme suffisante pour laisser l’établissement le temps de mettre en œuvre le plan d’actions nécessaire pour augmenter son capital et de transformer son portefeuille bancaire. Le retour d’expérience de « Lehmann-Brother » prouve que le risque de liquidité devrait s’évaluer à minima à l’horizon de 1 mois, pour anticiper les actions du contingency funding plan. La remise du LCR aux autorités de tutelle au-delà de 30 jours après la fin du mois n’aurait donc guère de sens, ne lui laissant aucun moyen d’exercer correctement son rôle de surveillance et de contrôle. Le calendrier de production du LCR se fera donc bien avant la production des autres états financiers et prudentiels. Toutefois la production périodique en interne d’un LCR complète et rapproché des autres données de synthèse pourrait se révéler utile pour évaluer le risque de liquidité à long terme, la réalisation des stresstests et le pilotage à long terme.

Il est encore trop tôt d’identifier l’ensemble des actions nécessaires à la mise en œuvre d’une gouvernance et pilotage du risque de liquidité en conformité avec les exigences réglementaires et satisfaisant d’un point de vue du management et des actionnaires. Fin 2011, le ratio LCR des grands établissements était de 80%, bien en dessous de la norme réglementaire de 100%.

La modélisation des gaps de liquidité (écarts entre entrées et sorties) s’avère également plus compliqué que prévu et nécessite un minimum d’homogénéisation des approches si le régulateur veut pouvoir comparer les résultats entre établissements. Un modèle de liquidité doit intégrer plusieurs types de modèle pour être performant:

  • Un modèle comportementale permettant de projeter la variation des entrées et sorties de liquidité en fonction des facteurs économiques (e.g .augmentation des remboursements anticipés en cas d’une forte baisse du taux de marché) ou sociodémographiques (e.g. retraits des dépôts, tirage des engagements donnés hors-bilan);
  • Un modèle de marché permettant d’évaluer les entrées et sorties de liquidité en fonction de l’évaluation de prix des instruments financiers du portefeuille.
  • Un modèle de liquidité permettant d’évaluer le time-to-market des actifs liquides et leur prix de vente en cas de crise idiosyncratique ou crise systémique;
  • Un modèle statique pour la détermination des gaps de liquidité « naturels » en fonction de l’échéancier des cashflows des instruments financiers à l’actif et au passif.

Gaps de liquidité

La commission européenne compte sur le support technique de l’EBA pour proposer des approches et des principes de modélisation sachant que les sauvetages récents devraient donner des informations sur les impacts de liquidité lors d’une crise, comme par exemple  « Northern Rock »

Un des objectifs recherchés par les gouvernements est de rendre les établissements plus robustes en cas de crise systématique du secteur financier. Les pondérations applicables aux entrées et sorties de liquidités sur les contreparties financières sont donc choisies d’une manière que l’établissement détient assez de liquidité pour honorer ses engagements.

Il est néanmoins logique qu’un établissement souhaite lui-même se prémunir contre des grands risques de liquidité prenant la forme d’une concentration des positions de liquidité par échéance, devise, contrepartie ou secteur économique.

Pour vous aider et accompagner dans la mise en œuvre de votre gouvernance du risque de liquidité OPUS Finance propose des activités de conseil divers :

La production et le contrôle des états de liquidité réglementaires.

L’industrialisation du processus de production de ces états. Nous avons recours à une démarche permettant d’identifier l’ensemble des événements ayant un impact sur la trésorerie et un mapping préétablie avec les informations produites dans le cadre des autres reporting réglementaires pour limiter la charge de mise en œuvre.

Un outil de modélisation de la liquidité permettant de produire les gaps de liquidité par horizon temps et la valorisation des actifs liquides.
Une expertise quantitative pour la modélisation des entrées et sorties de liquidité.

Des processus de monitoring pour suivre la marge contributive de la consommation de liquidité des transactions par devise et échéance. 

L’établissement du schéma directeur pour le suivi et monitoring du risque de liquidité.

Nous vous proposons, grâce à notre expérience et nos interventions  les grands groupes bancaires, des consultants avec une maîtrise de la vision bilancielle des risques, les flux de trésorerie générés par les instruments financiers, la modélisation, l’organisation et l’optimisation de processus et la maîtrise d’ouvrage.