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Déontologie et Éthique des affaires. Ce thème rabattu à fréquence régulière a pris une ampleur inégalée depuis 2014.
 
Si dans un premier temps, la justice a cherché à punir les extravagances liées directement à la crise des prêts immobiliers accordés selon des critères plus ou moins laxistes, depuis trois ans avec l’appui d’Administrations en guerre contre le financement du terrorisme et de Trésors publics exsangues, elle s’est tournée vers tout type de manipulations de marchés ou contournement de législations ou d’usages.

Si certains cyniques voient à travers ces actions un moyen efficace de renflouer les caisses des états ou de renforcer l’hégémonie de la législation américaine s’appliquant au-delà de ses strictes frontières territoriales, d’autres pourront voir au contraire une action salvatrice en faveur de la transparence des marchés. Pour mémoire, ce principe est le socle sur lequel reposent les modèles d’évaluation des actifs financiers.
 
Logiquement, ce 7e numéro de notre Newsletter aborde le thème de la mise sous réglementation américaine des filiales des grands groupes bancaires internationaux aux États-Unis avec la création d’une holding bancaire de droit local et les conséquences en termes de dispositif de gestion des risques. Faute d’autorégulation du secteur, la « Pax Americana » s’applique dorénavant de façon explicite au monde bancaire.
Instauré depuis le lancement de notre Newsletter, vous trouverez également notre calendrier réglementaire semestriel mis à jour.

Les accords de Bâle II (2006) permettent d’utiliser une méthode interne pour calculer le capital minimal requis pour le risque de contrepartie de crédit. La charge en capitale est déterminée à l’aide d’une formule pondérée utilisant la PD, l’EAD, la LGD et la maturité M comme variables. Pour les portefeuilles de produits dérivés le traitement était initialement le même que celui de l’accord de Bâle I (1995), avec la méthode « mark-to-market plus add-on ». L’accord finale de Bâle II a permis l’utilisation de modèles internes pour calculer L’EAD et M à l’aide des concepts d’exposition positive attendue (EPE), d’effective EPE, de maturité effective et de « alpha multiplier ». Ce coefficient joue un rôle très important car il vient multiplier à la toute fin du calcul réglementaire le capital minimal requis pour le risque de contrepartie. Réglementairement, il vaut 1,4. Mais les banques ont la possibilité de la calculer via des modèles internes. Dans ce cas, sa valeur ne pourra pas être inférieure à 1,2. Le modèle interne pour le calcul de l’alpha offre à lui seul la possibilité de réduire le capital requis d’environ 15%.  Alpha est une mesure globale du Wrong Way Risk sur l’ensemble du portefeuille bancaire. Les auteurs montrent comment ce risque peut être pris en compte avec un modèle à facteurs, similaire au  modèle à copule gaussienne pour les dérivés de crédit au travers des corrélations entre les différents facteurs de risque de crédit et de marché.

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