Défaillance

La défaillance des entreprises est très fortement liée aux deux aspects des crises que sont l’instabilité et l’illiquidité. Elle peut être perçue autant comme une conséquence qu’une cause. Bien que de part et d’autre de l’Atlantique, un nouveau cadre légal est en train de se développer réduisant le périmètre des activités dites de gré à gré au profit des opérations réalisées sur un marché organisé, nous verrons comment mieux modéliser les acteurs financiers en tenant compte de nos travaux précédents. Les risques dits de crédit et de contrepartie seront alors au cœur de notre recherche. Pour ce  thème de recherche nous devrons préalablement construire les modèles de références en place au sein des institutions financières, ainsi que certains des modèles les plus avancés développés par la recherche académique.
La modélisation de la défaillance doit nous permettre d’apporter une vision globale aux risques pris par les banques durant une crise. Le défi est de créer un modèle global, ayant gagné la finesse d’analyse que nous avons développée sur les thèmes de l’instabilité et de la liquidité. Les scientifiques parmi les plus reconnus ont pour l’instant adapté les modèles existants pour traiter le risque de liquidité des dérivés de crédits. L’approche utilisée permet de recycler les outils mathématiques déjà en usage dans ce domaine sans véritablement mener une étude rigoureuse des origines des risques. Les modèles manquent alors d’intuition et peuvent mener à de mauvaises interprétations et à une mauvaise vision des risques. Ce n’est pas le cas de notre démarche, puisque l’on aura exploré en détail les mécanismes menant à l’instabilité ou à l’illiquidité. Techniquement, ce sera cependant un problème complexe du fait de l’augmentation des dimensions du problème par rapport aux deux premiers thèmes. Les efforts en mathématiques pour simplifier la mise en œuvre de ces méthodes devront être ici aussi très importants.